Imagerie cérébrale

Brain Research Institute scanner

Il existe différentes techniques d’imagerie.  L’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) est très populaire depuis le début des années 90. Elle n’est pas invasive, mais implique de rester immobile dans l’appareil et de répondre à différents stimuli, par exemple lire, compter des points, parler, etc. 

L’activité cérébrale est également mesurée lorsque la personne ne fait rien (activité au repos). En soustrayant l’activité cérébrale lorsque le participant effectue la tâche-cible à l’activité cérébrale lorsque le participant est au repos, on obtient les régions et réseaux du cerveau qui sont activées pour effectuer la tâche-cible, mesurées indirectement par une augmentation de l’activité métabolique dans ces régions.

Dans les études de premier plan, l’IRMf a fourni la preuve concluante que des zones différentes du cerveau sont activées lorsque les personnes dyslexiques et non dyslexiques lisent un texte.

En général, les personnes dyslexiques présentent des activations fortement symétriques, alors que les personnes non-dyslexiques montrent une activité qui est manifestement latéralisée. Chez ces derniers, le traitement du langage écrit se passe essentiellement dans l’hémisphère gauche.

Une autre technique est appelée tomographie par émission de positrons (PET). Elle consiste à utiliser un marqueur radioactif que l’on injecte au participant, et qui initie une cascade de processus physiques qui peuvent être imagés en trois dimensions correspondant à l’activité cérébrale de régions spécifiques.

Dans une étude publiée en 2001, Eraldo Paulesu et ses collaborateurs ont montré que des personnes dyslexiques de langue italienne, dont l’orthographe est moins compliquée que celle de l’anglais ou du français, obtenaient de meilleurs résultats que des personnes dyslexiques de langue française et anglaise, dans les tâches de lecture.

Cependant, dans les 3 langues, les participants dyslexiques obtenaient des résultats inférieurs à ceux de personnes non-dyslexiques dans des tâches de lecture et phonologiques.  Ils en ont conclu qu’il existe une base neurocognitive universelle pour la dyslexie et que les différences dans les performances de lecture dans les différents pays étaient dues aux différentes orthographes.

Dans les scanners présentés ci-dessous, l’image A montre l’activation cérébrale moyenne chez un groupe de personnes non-dyslexiques, l’image B montre l’activation moyenne chez six groupes de personnes dyslexiques et l’image C montre les zones du cerveau nettement plus activées chez les lecteurs non-dyslexiques par rapport aux lecteurs dyslexiques ( Vous pouvez mettre l’image C en relation avec les images de Stanislas Dehaene présentées dans « Neurosciences »)

Brain scans

Paulesu et al., ‘Dyslexia: Cultural Diversity and Biological Unity’, Science, Vol 291, March 2001 reproduit avec permission