Génétique

Il est universellement reconnu que la dyslexie développementale se retrouve souvent parmi les membres d’une même famille, ce qui indique qu’elle a une composante génétique.

Puisque l’information génétique complète de l’être humain (le génome) est maintenant connu, les chercheurs peuvent comparer des endroits très précis sur les chromosomes, évaluer l’endroit où le code ADN (acide désoxyribonucléique) est différent et montrer ensuite comment la protéine a été synthétisée à partir du code.  Une protéine aberrante peut entraîner, parmi de nombreux autres résultats, une modification de structure indésirable, un défaut métabolique en raison du dysfonctionnement d’une enzyme, une déficience du système de défense immunitaire, ou la capacité, pour la cellule, d’émettre des signaux à d’autres cellules ou d’en recevoir.

L’exemple ci-dessous provient des travaux de l’équipe de John Stein, à l’Université d’Oxford. L’image montre six chromosomes (mais on croit maintenant que de nombreux autres chromosomes sont impliqués dans la dyslexie).  Le quatrième chromosome à partir de la gauche (chromosome 6) comporte un emplacement où les gènes de reconnaissance de cellule à cellule et de contrôle immunitaire ont subi une mutation, et le dernier (chromosome 3) présente un emplacement où le gène d’expression du récepteur de la mélanocortine a subi une mutation.  La mélanocortine est une hormone ayant des effets physiologiques de grande portée, notamment en ce qui concerne la réaction à la lumière du jour. Le chromosome 6 est également celui où est situé le gène KIAA 0319 et il est question de celui-ci dans le département suivant, appelée « Biologie moléculaire ».

chromosomes diagram

Finalement, il n’existe pas de « gène de la dyslexie ».  Il existe de nombreux gènes, chacun pouvant contribuer de manière très interconnectée à une prédisposition à la dyslexie sous l’une de ses différentes formes.

Le cerveau est modifié par l’environnement au cours de son développement et sa « plasticité » signifie que de nouvelles connexions peuvent être établies tard dans la vie, avec des mécanismes compensatoires pouvant se substituer à de nombreuses fonctions perdues ou plus faibles.