Biologie moleculaire

A long terme, une bonne compréhension des causes et effets de la dyslexie développementale sera probablement trouvée dans les molécules, les cellules ou les tissus du corps.

Un aspect vital des cellules ou d’un groupe de cellules est manifestement différent chez les personnes dyslexiques. Par exemple, lorsque l’enfant est encore dans l’utérus, les axones extensifs des cellules nerveuses en développement doivent effectuer des déviations et passer par une voie migratoire complexe pour atteindre leur destination correcte. Le gène KIAA 0319 contrôle la migration neuronale. Lorsque le gène du récepteur « Robo » (« Roundabout ») ne s’exprime pas complètement chez les personnes dyslexiques, ceci peut expliquer les ectopies (voir « Anatomie ») et autres migrations anormales de neurones magnocellulaires, qui sont essentiels pour la rapidité de mouvement des yeux, comme dans la lecture et pour la discrimination auditive. Dans cet exemple, il est clair, dans la deuxième image, que les neurones n’ont pas migré normalement vers la plaque corticale.

John Stein, préprésentation lors du Forum Mondial sur la Dyslexie, UNESCO, Paris, Février 2010