Formation en ligne

Section 3 – Que faire ?

  1. Vers une politique d’inclusion
  2. Principes d’enseignement de la lecture et de l’orthographe aux élèves dyslexiques
  3. Quelques principes et outils multisensoriels pour enseigner la lecture, l’orthographe, la compréhension et la composition
  4. Développer la mémoire, la concentration et l’organisation
  5. L’importance des aides technologiques (en consultation avec Judith Stansfield)
  6. Les styles d’apprentissage
  7. Résumé
  8. Testez vos connaissances
  9. Sources

1. Vers une politique d’inclusion

 

1.1 Principes de l’inclusion

Cette partie explique les droits de l’enfant, les considérations pratiques et ce qui peut être fait afin de fournir un environnement inclusif aux enfants présentant des troubles d’apprentissage tels que la dyslexie.

1.1.1 Qu’est-ce que l’inclusion ?

L’UNESCO considère que l’inclusion est un droit humain fondamental :

« L’éducation de qualité inclusive est fondée sur le droit de tous à une éducation de qualité qui réponde aux besoins d’apprentissage essentiels et enrichisse l’existence des apprenants. Axée en particulier sur les groupes vulnérables et défavorisés, elle s’efforce de développer pleinement le potentiel de chaque individu.

Le but ultime de l’éducation de qualité inclusive est d’en finir avec toute forme de discrimination et de favoriser la cohésion sociale. »

Extrait de : www.unesco.org/education/inclusive

Dans cette perspective, le rôle de l’enseignant est d’aider chaque élève à développer ses potentiels au maximum dans un environnement harmonieux dans lequel les élèves se respectent mutuellement et où tous les élèves, quelles que soient leurs difficultés d’apprentissage, ne soient pas séparés des autres.

Ceci est un défi de taille.

Selon le Dr. Harry Chasty, consultant international dans le domaine des difficultés d’apprentissage, 90% des élèves dyslexiques peuvent apprendre efficacement dans une classe traditionnelle si l’enseignant est formé à comprendre la dyslexie, à la détecter et à adapter son enseignement pour répondre aux besoins des apprenants dyslexiques.

Il est cependant fortement conseillé qu’une aide additionnelle soit mise en place avec une personne spécialisée dans le domaine de la dyslexie. Si cette aide prend place à l’école, elle ne devrait pas se faire durant les récréations ni à la place des activités dans lesquelles les enfants dyslexiques excellent fréquemment, comme le sport ou l’art.

L’argument pour ne pas séparer des élèves de leur groupe de pairs est fort : les élèves dyslexiques ne perdront pas l’estime de soi et ne se sentiront pas amoindris ; et les enfants n’ayant pas de difficultés d’apprentissage s’enrichiront au travers de la coopération avec d’autres ayant plus de difficultés qu’eux à lire et à orthographier, et au travers de l’appréciation des qualités et habiletés spéciales de leur(s) pair(s)
dyslexique(s).

De nombreux systèmes éducationnels mettent déjà cette politique d’inclusion en pratique. L’inclusion est la règle par exemple en Finlande, qui est classée au sommet des enquêtes internationales pour ses résultats éducationnels exceptionnels. Les enfants sont éduqués ensemble. Ceux qui ont besoin d’aide individuelle supplémentaire dans des cadres plus restreints sont soutenus par des spécialistes, par exemple pour la dyslexie ou l’autisme. En dehors de cela, les enfants apprennent ensemble et les uns des autres.

Dans certains cas, une aide individuelle peut être apportée par des spécialistes en dyslexie. Dans ce cas, vous devriez vous mettre en contact avec la personne concernée.

Veillez à ne pas priver les élèves d’activités telles que le sport, l’art ou la technologie, dans lesquelles ils peuvent exceller et qui améliorent leur estime de soi.

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